La détection des fuites est plus facile aujourd'hui grâce aux progrès en matière d'acoustique, de miniaturisation des appareils et du traitement informatique.
Au niveau national, 30 à 40 % de l'eau potable serait perdue sous forme de fuite. Pour moitié sur le réseau et pour moitié chez l'usager. Les pertes sur le réseau sont estimées à un milliard de m3. En plus du gaspillage, ces fuites provoquent des baisses de pression, détériorent les chaussées et peuvent contaminer les réseaux par de l'eau polluée.
Elles peuvent provenir de fuites sur les canalisations enterrées, de joints défectueux ou de branchements mal effectués. Les canalisations peuvent être endommagées par des mouvements du sol ou des travaux souterrains.
Enfin, le SIEGVO dispose également de prélocalisateurs de fuites. Ces appareils sont disposés préventivement sur le réseau et enregistrent les bruits de nuit dans un rayon de 100 à 200 mètres. Le corrélateur précisant ensuite la position exacte de la fuite. Cependant, certains paramètres indésirables peuvent compromettre la recherche de fuites. C'est notamment le cas des surpresseurs, chaufferies, réducteurs de pression qui émettent des bruits et perturbent le bon déroulement de l'écoute.
Cette surveillance permanente a permis depuis plusieurs années de limiter de façon sensible les pertes sur le réseau de distribution et de garantir à chacun, dans les années à venir, une eau en quantité suffisante et de bonne qualité.